Cinq ans après son altercation avec Zinedine Zidane en finale de la Coupe du Monde 2006, Marco Materazzi reste toujours un joueur autant  détesté. Dans le magazine So Foot daté du mois de mai, le défenseur italien se livre. Extraits.

Sur le scandale des matches truqués
La surprise, ça a été l’ampleur du truc. Mais ce qui se passait, non, ça n’a pas vraiment été une surprise. Tu te sens impuissant. Parce que quant tu fais le maximum pour gagner et qu’on ne te siffle pas de penaltys évidents…. Au fond de nous on avait compris. Mais on ne pouvait pas savoir avant que tout soit sorti. On ne pouvait pas être sûr.

L’Inter
A l’Inter, pendant les premières années, j’ai mangé ce que mangeaient tous nos tifosi : du caca. L’Inter, c’est dix ans de ma vie. A partir de la saison 2005-2006, l’Inter a explosé. Et j’ai explosé avec elle. On ne gagnait pas, pour toutes les raisons que l’on a découvert par la suite en fait. Même si les plus anciens comme Zanetti et Cordoba, nous disaient : nous ne devons pas penser à ça, sinon on ne gagnera jamais. On est en train de s’inventer des excuses parce qu’on n’arrive pas à gagner. Pour nous, c’était presque devenu un alibi. Quand on a fini par comprendre ça, on a gagné la Coupe d’Italie. Et puis tout le bordel est sorti d’un coup.

Marcelo Lippi
Lippi dit les choses en face. Chaque matin avant les matches de la Coupe du Monde 2006, il annonçait la liste des joueurs qui allaient être titulaires. A part le premier match où l’équipe était définie à l’avance, j’avais le sentiment de pouvoir être titulaire à chaque fois.

La finale et Zidane
Je suis heureux d’avoir gagné la Coupe du Monde et je m’en rappelle comme si c’était hier. Mais après la Coupe du Monde, on a diminué ma valeur et la valeur de Zidane. Moi je me souviendrai de lui comme un grand joueur. Mais aussi comme quelqu’un qui m’a donné la possibilité de remporter un mondial. Et lui se souviendra sans doute de moi parce que je lui ai fait perdre un mondial.

Balotelli et le racisme en Italie
Il est le seul garçon que je connaisse qui réussit à changer les matches morts, et cela à 18 ans. Je me revois en lui sur beaucoup de points. C’est facile de dire que c’est un provocateur. C’est un phénomène. Concernant les cris de singes et ces histoires de chants sur lui en Italie, c’est comme quand ils chantent, Marco Materazzi fils de p….. C’est pareil. Lui, on en fait une chose politique, on met des amendes, des sanctions parce qu’il y a des cris de singe. Mais moi, ça fait dix-huit ans qu’on me traite de fils de p…. et jamais personne n’ a levé le petit doigt. C’est aussi une forme de racisme pourtant.

L’intégralité de cet entretien, dans le magazine So Foot daté du mois de mai

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